Actuellement, la poursuite (les victimes) utilise les rapports et témoignages de cinq experts: Jean Leblond (PH.D Psychologie) et Jean-Charles Chebat (PH.D. en sociologie). Leur rapport a été financé à même le fond provincial d'aide au recours collectif; on retrouve aussi deux chercheurs de la Santé Publique, Élisabeth Papineau (Ph. D. Anthropolgie) et Serge Chevalier (M.A., sociologie) et un chercheurs de L'ENAP, Serge Boivert (PH.D Science Politique). Leurs travaux sur le -jeu-, sont financés par des fonds qui proviennent du Ministère de la Santé.
Loto-Québec et l'industrie du gambling bénéficie eux de l'expertise d'Howard Shaffer (PH.D Psychologie); Alex Blaszczynski (PH.D Psychologie); Marc N. Potenza (MD, PH.D) et aux étapes préliminaires, Robert Ladouceur (PH.D Psychologie). Vous devinez que ces derniers ont bénéficié depuis plusieurs années (30 ans et moins) d'importantes subventions (plusieurs millions de dollars) de la part de l'industrie du gambling et de leurs fondations. Ces chercheurs participent aussi très régulièrement à des activités, symposiums organisés par l'industrie (souvent à Las Vegas) qui en profite pour leur remettre de très beaux prix et récompenses...
Comme pour les célèbres procès contre l'industrie du tabac, cette cause oppose des chercheurs et intervenants préoccupé par la santé publique à des chercheurs à la solde d'un puissant lobby industriel anti santé dans lequel Loto-Québec n'est qu'un des "joueurs".
En tant que porte-parole d'EmJEU, je tiens à répondre à une lettre intitulée «Objectif: l'avancement des connaissances sur le jeu pathologique» (LE SOLEIL, 2 mars 2006; LE DEVOIR, 7 mars 2006). D'emblée, il aurait été juste que ces chercheurs précisent qu'ils sont, au Québec, les chercheurs les mieux financés par l'industrie du jeu. Jusqu'en 2001, Ladouceur, Derevensky et Vallerand furent par ordre d'importance, les trois principaux chercheurs - sinon les seuls - dont les travaux furent financés par Loto-Québec. Je ne suis donc pas trop surpris de voir aujourd'hui ces trois mousquetaires (en fait ils étaient 5) s'associer pour auto-valider leurs dires.