Scandale du rapport d'expert tronqué et falsifié par la RACJ - Québec déclenche une enquête
Par Alain Dubois le mercredi, mai 20 2009, 10:40 - TEXTES SUR LE RECOURS - Lien permanent
Aujourd'hui, le gouvernement a décidé de faire toute la lumière sur cette scabreuse histoire impliquant la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ). Cet organisme d'état sensé s'assurer de l'intégrité des jeux d'argent s'est fait prendre les mains dans le sac... Après avoir présenté à un tribunal (procès en recours collectif contre Loto-Québec) une version tronquée et falsifiée d'un important rapport de recherche. La RACJ a, entre autres amputé le rapport de tous les passages qui pouvaient être défavorable à Loto-Québec (la moitié de celui-ci)
La Presse sous la plume de Tommy Chouimnard rapporte dans son édition de ce matin que le ministre de la sécurité publique, Jacques Dupuis, annoncerait qu'une enquête administrative sera menée par son ministère et un enquêteur indépendant.«J'ai lu l'article de La Presse, et ça m'a préoccupé. On parle d'une étude qui, apparemment, aurait été manipulée. Ça m'a suffisamment troublé pour demander à mon sous-ministre d'aller au fond des choses».
La RACJ persite et signe...
Le journaliste de La Presse rapporte que «Selon la version du porte-parole de la RACJ, Réjean Thériault, l'INRS a remis deux rapports le 31 janvier 2003. «L'étude légèrement modifiée qui fait 114 pages et une autre de 53 pages, celle que la RACJ a déposée en Cour, «celle qu'on a commandée et payée», qui «respectait le mandat».»
El le Journal, de poursuivre... «Plus tard dans la journée, La Presse a demandé des précisions à la RACJ sur sa version. Entre-temps, Cyberpresse a révélé que le ministre Dupuis avait déclenché une enquête administrative. «Maintenant qu'il y a enquête, je n'ai pas de commentaires à faire», a répondu Réjean Thériault, qui n'affichait plus la même assurance. «Les informations qu'on a réussi à trouver ce matin (hier) nous laissent croire qu'il n'y a pas eu traficage. Mais on n'a pas fait une enquête exhaustive», a-t-il dit.»
Yves Boisvert trouve «surprenante» la version des faits de la RACJ. «Le document est tellement mal fait. Ça ne peut pas venir de l'INRS», a-t-il lancé.
Le 11 décembre dernier, devant la Cour supérieure qui entend le recours collectif, Yves Boisvert a affirmé sous serment que l'étude de 53 pages «ne peut être attribuée» à son équipe de recherche. «C'est un document assez choquant et heurtant pour un chercheur parce qu'il y a des manipulations. Pour moi, c'est un document fabriqué.»
«Je comprends que vous soyez heurté, a dit le juge Gratien Duchesne. Je trouve que vos qualificatifs sont, pour le moins, tendres!»» Pour lire l'intégralité de cette article __ »»» CLIQUEZ ICI__