recours collectif contre Loto-QuebecPour lui, l'entente devrait compenser tous les efforts prouvables que des joueurs ont entrepris personnellement pour tenter de contrôler leur problème par la modération «Ces initiatives personnelles, lorsqu'elles constituent des tentatives de modération, sont exactement ce que Loto-Québec suggérait de faire. Ce pourrait être d'avoir abandonné un emploi dans un lieu où il y a des ALV, un déménagement loin des ALV, des frais bancaires pour mieux protéger son avoir, etc. Il n'y a aucune raison de limiter la compensation aux "soins"» m'a t'il affirmé sans hésitation.

Il m'a aussi mentionné qu'il était en désaccord avec l'obligation de produire une attestation contemporaine d'un diagnostic de jeu pathologique. Selon lui, «des joueurs ont pu prendre des initiatives personnelles coûteuses sans savoir qu'un diagnostic officiel de jeu pathologique existait». Il devrait suffire, a t'il poursuivit, «qu'il soit possible d'établir aujourd'hui que la personne était plausiblement joueur pathologique à l'époque. En droit civil, il n'est pas requis de prouver hors de tout doute raisonnable».

Sans désirer faire perdre de l'argent à des joueurs, il proteste également contre la dilution de la dangerosité des ALV par la clause "8" qui indemnise sans égard à l'activité de jeu impliquée.

Jean Leblond m'a informé, lors de cette conversation, qu'il n'a jamais eu le mandat d'examiner l'ALV en fonction de déterminer si ceux-ci était la cause unique ou une cause contributive du jeu pathologique. Son mandat consistait plutôt à déterminer si l'ALV était dangereux pour ses utilisateurs: «Aucun expert n'a eu un mandat approprié à la première question reformulée en novembre 2006 et, récemment corrigée par le juge Duchesne». Il m'a souligné que c'est le juge qui a dû signaler, ce fait à l'avocat de la poursuite monsieur Jean Pierre Michaud,«verbalement en avril 2009, et officiellement colligé dans le jugement du 4 décembre 2009. Par ce jugement, le juge corrigeait cette erreur et rendait les expertises pertinentes pour la suite du procès».

Enfin, ce chercheur est toujours prêt à témoigner ces 5 points. Même si ce n'est pas son rôle, il espère, néanmoins, être invité par le juge à commenter cette entente.

À titre de témoin expert, il m'a confirmé qu'il était en mesure de répondre aux questions des joueurs puisque ceux-ci sont partie à ce litige « On est d'ailleurs en droit de s'attendre que je suive attentivement ce dossier. Parce que les joueurs ont été mon mandataire, c'est normal que je réponde à leurs questions.»

Le 8 mars il sera (tout comme moi) présent au tribunal pour discuter avec les joueurs, et les autres jours s'il le faut...