Les joueurs disent NON à l'entente
Par Alain Dubois le mardi, mars 9 2010, 01:02 - FIL DES ÈVÈNEMENTS - Lien permanent
C'est avec beaucoup d'émotion qu'unanimement les 12 joueurs qui se sont exprimés devant le juge Gratien Duchesne ont dénoncé l'entente à l'amiable intervenue entre les avocats de Loto-Québec et les avocats de la poursuite. Hors de la salle d'audience, certains s'en sont même pris verbalement à un des avocats de la poursuite venue les rencontrer et qu'ils ont accusée des avoirs trahis.
Les victimes des appareils de loterie-vidéos (ALV) et témoins, ont chacun relevé, à leur manière, qu'il était mon seulement déraisonnable que Loto-Québec s'en sorte ainsi, mais pire que l'entente était contraire à leur intérêt. Pour eux, l'absence dans l'entente d'une reconnaissance de la dangerosité des ALV, le rejet de tout lien entre ces appareils et leur problème de jeu compulsif et l'inexistence de dédommagement pour les préjudices subis, rend celle-ci inacceptable. Certains joueurs ont mis en relief que l'entente excluait de nombreux membres du recours, puisque seuls les frais de thérapies offerts par un professionnel de la santé entre 1994 et 2002 seraient sujets à un remboursement. Comme l'a souligné un témoin, cette condition pousse même l'odieux à exclure de l'entente, des traitements et thérapies pourtant proposés, à l'époque, par Loto-Québec. Pendant la pause, j'ai précisé à des journalistes présents que ce seul critère excluait, possiblement, plus de 80% des joueurs pouvant être admissible à un dédommagement. Avant 2002, la plupart des traitements et thérapies suivis par les joueurs n'impliquaient pas de professionnels de la santé.
Les joueurs ont tenu à mentionner au juge que la grande accessibilité des ALV était pour une eux une des causes de leur problème de jeu compulsif et qu'ils seraient plus judicieux de retirer ceux-ci des bars et des regroupé dans des salons de jeu.
Le représentant initial des joueurs, Jean Brochu et les avocats de la poursuite sont venus expliquer que l'entente était, pour eux, acceptable, et ce,étant donné que: maintenant, il y avait des thérapies offertes gratuitement aux joueurs compulsifs; les «Mises en garde» présentes sur les appareils ont été améliorées de la longueur des procédures judiciaires; la présente cause avait contribué à faire connaître les risques associés aux ALV. Personnellement, je ne saisis pas comment la grande fatigue de ces avocats et leur absence de ressource peut être un motif d'acceptation de ladite entente... De plus, les «Mises en garde» (Warning) ne correspondent toujours pas aux critères de qualité que l'on retrouve dans le rapport du grand spécialiste canadien de la question, le professeur Jean-Charles Chebat qu'ils ont eux-mêmes présenté au tribunal. Finalement, il est présomptueux de prétendre que cette cause en recours collectif (presque totalement absente des médias) a joué un rôle significatif dans l'éveil des consciences envers le jeu compulsif et la dangerosité des ALV. Si les choses ont évolué à ce niveau dans les dernières années, c'est surtout grâce; à des mouvements citoyens tels que celui provoqué par l'annonce du projet d'implantation d'un casino à Pointe-St-Charles; aux nombreuses interventions des membres d'EmJEU dans les médias ainsi qu'aux travaux de chercheurs associés à la Santé publique tels que Élisabeth Papineau, Serge Chevalier et Jean Leblond et aux courageuses prises de position publiques des Directeurs de la Santé publique du Québec sur des sujets reliés aux jeux d'argent et de hasard. À noter que le principal expert de la poursuite et auteur de l'excellent rapport sur la dangerosité des ALV, le chercheur Jean Leblond a, lui aussi, critiqué dans les médias la présente entente.
J'ai aussi appris lors de cette audience que la première évaluation des joueurs admissibles serait réalisée par des experts associés à la fondation de Loto-Québec «Mise sur toi» (oui vous avez bien lu!) Les deux arbitres pour évaluer les éventuels litiges sur les réclamations seraient aussi choisis. Il s'agirait pour Québec de M. Jean Paquet et pour Montréal de M. Francois Baribeau. Pour ma part, j'ai bien essayé de me faire entendre, mais le juge a dû me refuser ce droit de parole suite à l'opposition des avocats de la défense et de la poursuite.
Après avoir entendu les joueurs et les avocats des deux parties, le juge Gratien Duchesne a pris la cause en délibéré. Il a promis de faire savoir rapidement s'il entérine ou pas cette entente à l'amiable.
Commentaires
il faut que l on soit dédommagé nous avons tellement perdu de chose d amis d argent a cause de cela continuons a nous battre
Message d'encouragement.
j'ai participé aux audiences du recours collectif pour démontrer les méfaits reliés à l'implantation des appareils de loterie-vidéo ( ALV ) à tous les coins de rue ( ou presque ) de mon quartier.
voici ce que j'ai constaté. « en premier ; ce recours , au début , se situe aux années de 1994 à 1999. allongé par la suite à 2002 , car il visait particulièrement les sommes d'argent dépensées par les joueurs compulsifs pour se sortir de l'emprise des ALV. »
Appelé au début joueurs compulsifs fut changé pour malades pathologiques et dernièrement par l'entente joueurs « troublés »
par le jeu pathologique. (remarquez que c'est du pareil au même )
Le juge Gratien Duchesne , qui entend la cause m'apparait très compétent. et la décision à rendre est très complexe , compte tenu de toutes les représentations que l'on lui a soumis. Mais par ses interventions auprès des avocats démontrent qu'il veut que l'ensemble des joueurs compulsifs soient représentés dans ses décisions , rendues
et celles à venir. ( c'est encourageant pour nous ).
Ce qui a été démontré .
1 = trop d'appareils à la portée des joueurs.
2 = de 1994 à 2000 . des incitatifs violents pour amener les joueurs à jouer de plus en plus fort.
3 = pas assez de « mise en garde » pour prévenir le joueur du risque de tout perdre.
Remarque , avant la présentation de l'entente de Loto-Québec les arguements qui précèdent semble acceptés.
Par l' Entente.
Loto-Québec ne reconnait pas que les ALV ont causés le jeu pathologique ( C'est pas grave , le juge Duchesne peut s'y opposer)
Le gouvernement de Québec reconnait « Lui » le trouble pathologique. ( c'est un plus pour notre cause )
Suite à l'ENTENTE , présentations à la Cours Supérieur.
Une douzaine de membres du Recours ont présenté leurs oppositions à cette entente.
Ce qui a été démontré :
À peu près tout ce qui est écrit dans le texte que je vous présente., mais en plus , un témoin a démontré qu'une autre sorte de thérapie existait entre 1994 et 2000 et toujours en vogue aujourd'hui soit
« d'adhérer» et suivre les réunions de l'organisme Gamblers Anonymes
Ce qui représente des milliers de membres accessibles au Recours.
Qui tous ont reçu des portes-clés démontrant leurs adhésion à
cette forme de thérapie au minimum durant 90 jours.
Un montant forfétaire a été proposé, pour quiconque aurait suivi cette thérapie
Le juge Duchesne a accepté cette représentation, ( à suivre )
Comment s'inscrire , et qui y a droit.
Si un montant forfétaire ou autre est décidé , un avis sera émis et
l'info sera diffusé par plusieurs formes médiatiques , dont le site que vous visionnez présentement. ( j'espère )
Le Recours vise plus de 100, 000 joueurs compulsifs , ce qui comprend probablement la personne « que vous êtes » .
Un délai vous sera accordé pour faire une réclamation.
( C'est comme ça que les recours fonctionnent )
Même si aujourd'hui vous n'y êtes pas inscrit, vous êtes toujours
membre de ce recours. C'est votre réclamation rempli dans le délai qui sera médiatisé qui comptera.
Souhaitons- nous Bonne Chance . larry
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J'aimerait s'avoir si un joueur compulsif qui a payer une thérapie reconnu par AMQ en 2005, peut avoir acces à ce remboursement ?? Merci!
bonjour eric.
bonne question .?
ta question soulève un questionnement . Tu mentionnes que tu as payé
des coûts pour une thérapie en 2005 ou après 2005.
Durant le procès du recours collectif , il est mention qu'àprès 2002
tous les coûts d'une thérapie étaient remboursés par la Régie de l'assurance maladie du Québec ( RAMQ ) . Es--ce ton cas. ?
si non . tu as probablement le droit de te faire rembourser les coûts que tu as déboursé , mais faudra que tu démontres pourquoi tu ne t'es pas adressé : soit à un médecin , soit un organisme d'entraide pour les joueurs compulsifs , soit que celà t'étais inaccessible ou inconnu .
Tu comprends que selon ta réponse ou « ton cas » c'est à approfondir.
Si celà ( tes coûts ) ont été payé par la RAMQ , beaucoup d'autres coûts peuvent être demandés . « mais il t'appartiendra de le démontrer
Exemples, entre autres ;`
coûts de voiturage pour te rendre à ta thérapie .
dépenses payées pour une gardienne d'enfant.
et d'autres exemples pourraient être cités dans le même contexte.
J'espère que mon opinion répond à ta question, larry.
À l'exception des régions où aucun traitement remboursé par la RAMQ existait, les frais de thérapie après 2002 ne sont pas couverts par la présente entente. De plus, celle-ci ne couvre que les thérapies offertes par des professionnels de la santé...
Merci Alain et Larry ,
Ma situation est que oui j'ai suivie un thérapie reconnu de 28 jours, à la maison L'Odissée de Ste-Marie de Beauce à l'été 2005. J'ai payé de mes poches les frais ,car aucun traitement remboursé par RAMQ existait dans ma région à cette époque. Ma région est Victoriaville dans les Bois-Francs....Merci de bien vouloir m'éclaircir et voir si j'ai le droit au remboursement vue que j'ai suivie les traitement en 2005 ?? au plaisir :)
je laisse à Alain le soin de répondre à ta question ,
Mais je te conseille , et crois moi , tu n'as rien à perdre et tout à gagner de produire ta réclamation , avec factures . et d'ajouter le plus d'info. possibles pour démontrer le bien fondé de ta situation.
bonne chance larry
Un « AVIS LÉGAL » a été placé dans les journeaux en date du 1 mai 2010 . Accompagné du " Règlement à l'amiable. "
cet Avis permet maintenant à tout membre du recours à produire sa réclamation à l'adresse de la Fondation « Mise sur Toi »
bonne chance à tous larry.